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mardi, 30 janvier 2018

Organisations syndicales - Audition Commission Parlement

 

 

CGSP-ACOD

 

Lien vidéo audition commission Parlement , organisations syndicales.

https://bx1.be/type_emissions/014-seance-publique/

 

 

Texte introduction de notre section syndicale

 

Bonjour Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires, bonjour

 

Je vous remercie avant tout pour votre invitation et j’espère, par mon intervention, vous apporter des éclaircissements que vous souhaiteriez avoir.

Pour vous situer qui je suis, je suis pompier au SIAMU depuis avril 2001 et sergent opérationnel depuis un peu plus d’un an .

Par ailleurs, je suis délégué syndical CGSP depuis quelques années et je viens de reprendre la présidence de la section, je suis, je le précise toujours actif sur terrain.

J’ai bien entendu ,de même que beaucoup de mes collègues suivi très attentivement les 3 séances précédentes de cette commission de l’intérieur et je ne vous étonnerai pas en disant que les pompiers et le personnel administratif sont bien entendu à tout le moins interpellés par les informations qui en sont ressorties et qui jettent le discrédit sur cette institution qu’ils ont à cœur de défendre.

Je me permets de rappeler que, bien entendu, en tant qu’organisation syndicale, la CGSP défend les travailleurs mais n’est pas partie prenante de la gestion de l’organisme.

Je ne m’étendrai donc pas sur les responsabilités des uns et des autres dans la passation des marchés publics dont vous avez été très largement informés par les personnes compétentes en la matière. Toutefois, je relève que contrairement à ce qui a été dit lors de la précédente séance, le choix des marchés a, bien entendu, un impact direct sur le travail quotidien des pompiers .

Il est ainsi interpellant, que lors d’un cppt en 2017 et suite à un accident entrainant des brulures aux mains, le Colonel en examinant les gants incriminés présenté par le sipp s’est exclamé que lui n’irait pas avec pareils gants à l’incendie. Il a immédiatement interpellé l’offcier responsable de la logistique présent lui ordonnant de lancer un marché pour acquérir des gants performants pour ses pompiers, (nous avons les OS reçu des échantillons de gatns à l’essais), autre exemple, la mise à disposition de cagoule d’intervention , qui sont à mettre en-dessous du casque pour les interventions incendie, qui portent la mention « police fédérale » de la marque Damart et qui ne sont pas adaptés avec le port de l’appareil respiratoire. Après réclamations de quelques pompiers, les cagoules ont été reprise, nous avons reçu un autre modèle.

Concernant les casques, des nouveaux ont été fournis aux pompiers il y a un an mais ils ne peuvent toujours pas être utilisés et ne pourront l’être que lorsque les nouveaux appareils respiratoires nous seront donnés, et cela vu leurs compatibilités.

Pour information, ces appareils respiratoires sont, eux aussi, dans une remise depuis plus d’un an !

 

Autre problème : l’absence de planification à long, moyen et court terme alors que les besoins sont connus et aisément prévisibles. Ainsi, il y a régulièrement rupture de stock pour des gants d'ambulancier, des lancettes pour glucomètre, de savons, de tenues et bottes incendies, jusqu’à la rupture de stocks de colliers cervicaux (!) etc etc.

 

Dans le même ordre d’idées, les recrues entrées en formation en septembre 2017 n’ont toujours pas reçu leur masse d’habillement et le service a dû, à la va vite, combler ce manque par l’achat de salopettes style soudeur et de quatre T Shirt par recrue !         Un nouveau groupe de recrues devrait commencer l’instruction avant l’été et nous avons de sérieux doutes quant au fait que le problème sera solutionné d’ici là.

 

Puisqu’il est question de nouvelles recrues, le manque d’anticipation vaut également pour la formation de ceux-ci. Un grand nombre de recrues pompiers et officiers arrivant en même temps, la charge de travail est énorme pour l’instruction et les couacs sont réguliers : pénurie d’instructeurs qui doivent se partager entre les recrues et les pompiers en recyclage ou suivant des cours pour des brevets, également pénurie de matériel, ... et, inévitablement, les formations en pâtitssent. A noter un manque flagrant de personnel de support au niveau de l’instruction et donc des difficultés d’organisation, il faudrait des administratifs et des coordinateurs supplementaires pour gerer tout cela.



Dans le même ordre d’idées, le recrutement même n’est pas anticipé. Il faut en effet constater que la procédure de recrutement ne se met en place que lorsque les réserves précédentes sont vides. Or, la procédure via Selor prend de nombreux mois, voire un an et plus.

 

Enfin, pour en terminer avec les recrues, je voulais vous signaler que le cadre pompier prévoit un effectif de 1050 opérationnels. Or, à ce jour, ce personnel ne s’élève qu’à un peu plus de 900 pompiers. Coté administratif, il y a également un défaut criant et chronique d’encadrement .

Si je me suis étendu sur cet aspect, c’est évidemment parce que cela impacte grandement le travail au quotidien des opérationnels et ce, d’autant plus, que depuis le mois de janvier 2018, est entrée en vigueur l’application d’un arrêté obligeant les départs « pompe » avec 6 hommes au lieu de 5 précédemment. Il s’ensuit que le personnel passe d’un véhicule d’ambulance à un véhicule d’intervention rouge, exemple concret, des ambualnciers rentrent de missions et doivent immédiatement repartir sur un véhicule incendie ou technique pour assurer une intervention. A leur retour, ils reprennent leur role sur l’ambulance et n’ont parfois même pas le temps de se rafraichir pour repartir et se présenter chez leur futur patient.

Autre cas, ce sont les ambulanciers affectés à une ambulance qui sont également affectés au véhicule balisage, en cas d’envois de secours des deux véhicules, c’est le même équipage que l’on devrait retrouver dans ces deux vehicules ! Nous devons alors tricoter et gerer des situations très tendues au niveau de la sécurité des intervenants et de la population. Nous demandons depuis longtemps un renforcement de la garde et au contraire, la Direction operationnelle diminue l’effectif de garde en renvoyant chez eux chaque soir de la semaine quelques pompiers .

Pourtant les interventions ambulances qui represente 90% de la charge de travail des pompiers de garde à augmenté de 40% depuis 2005, l’effectif de garde lui ne varie pas !

 

Autre remarque, l’état des postes et casernes est de plus en plus déplorable, il y a aussi un manque de gestion et d’anticipation dans l’entretien et les travaux

 

Il va de soi que la CGSP est intervenue quasi tous les mois pour dénoncer ces différentes situations soit par courrier, soit lors des réunions du comité de concertation de base et du comité pour la prévention et la protection au travail au cours desquelles les organisations syndicales concertent avec la direction. Depuis deux ans, je pense, une représentante du cabinet de madame Jodogne est également présente à ces réunions, voire les préside.

 

Pour terminer sur une note plus positive, nous avons pu remarquer que le duo formé par les derniers responsables des directions opérationnelle et administrative fonctionnait et que nous avons, en la personne de M. du Bus de Warnaffe, un interlocuteur attentif et respectueux de la concertation syndicale. Enfin, le service peut compter sur l’engagement du personnel tant opérationnel qu’administratif qui est bien conscient de l’importance de sa mission.

 

 

Cgsp-Acod Siamu Dbdmh

 

Marc Kramski

Délégué

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